Demo

front ecrit

 

Le mouvement perpétuel

Un poème de Robert Liebtag

Dans ma rue
Au bitume usé,
Un pavé remue
Il est descellé.

Couverte de chaume
Est ma chaumière,
Ses lambris embaument
La vieille demeure.

Je regarde passer
Des gens austères
Et des autos déraper,
Dans la poussière.

À force d’y passer
Le trou du parvis,
S’agrandit sans cesse
Comme celui du pays.

Comme le tonneau troué,
Des infortunées Danaïdes
Celui de Bercy est percé
Et désespérément vide.

C’est la crise nous dit-on,
Après nous le déluge.
Nos enfants payeront,
Ils deviendront nos juges.

Cigales dispendieuses,
Votre mauvaise gestion
Cause notre vie soucieuse
Et notre dislocation.

Vous nous avez empêtrés
Dans les dettes jusqu’au cou,
Votre gestion mal menée
Nous a mis dans le trou.

Giez  2 008

Mots-clés: Culture, Art et littérature

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