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Rodin, Rudier, Giez…

Quel point commun ?

Rudier, peut-être que ce nom de famille vous évoque des souvenirs. En effet, des familles Rudier ont habité ou habitent encore notre région, mais c’est aussi le nom d’un fondeur de métaux très connu « Alexis Rudier », créateur des fonderies "Rudier" à Paris dont le père, Jean Pierre, est originaire de Giez.

 

signature

Histoire

Jean Pierre Rudier, fils de Jean Michel Rudier et de Claudine Richard-Charvin, né à Giez le 31 octobre 1795, (peut-être dans la maison Rudier à la Crosaz), marchand colporteur, se marie en Saône et Loire à Quenoche (près de Vesoul) avec Jeanne Claude Périard le 2 mars 1840. Ils auront neuf enfants, dont trois vont devenir fondeurs : François, Victor et Alexis. Le plus connu, Alexis, fondeur d’argent, se marie dans l’Oise à Chaumont en Vexin avec Eugénie Doussaint. Il crée la fonderie Rudier reprise ensuite par son fils Eugène qui deviendra le fondeur préféré d'Auguste Rodin et de nombreux autres artistes.

Les Sculpteurs, pour réaliser leurs œuvres en bronze ou autre métal, ont besoin de mouleurs, fondeurs et polisseurs de qualité pour donner le meilleur de leur création, ce qui était le cas de la famille Rudier.

rudier-rodin

Noël Pezzani

 
Ci-dessous, extraits de l'article Wikipedia sur la fonderie Rudier :

Alexis Rudier (mort en 1897) et son fils Eugène Rudier (1875-1952) dirigèrent la fonderie Rudier de 1874 à 1952.

On doit à la fonderie Rudier quelques-uns des plus beaux bronzes du XIXe siècle et du XXe siècle.La fonderie travailla pour les grands sculpteurs de son époque comme Auguste Rodin, Antoine Bourdelle, Gustave Miklos ou Aristide Maillol, les fontes étant signées « Alexis Rudier ».

Les trois frères Rudier : Victor, François et Alexis semblent avoir envisagé de créer une fonderie vers 1850. Mais cette association n'a pas duré

En 1881, François Rudier semble avoir été l'associé d'Auguste Griffoul et le codirigeant de la fonderie Griffoul, bien avant le départ de son fondateur pour les États-Unis où il créera une fonderie. On retrouve ce François Rudier au 41 de la rue Vavin à Paris en 1883. Il travaille pour Auguste Rodin et produisit cent quinze bronzes entre 1881 et 1904. La majorité de ces pièces ne portent ni sceau, ni signature.

Son frère, Alexis Rudier a donné son nom à l'une des plus grandes fonderies d'art françaises créée en 1874, rue Charlot à Paris. Puis l'entreprise se déplace en 1880, au 45, rue de Saintonge. Elle y reste jusqu'en 1934 et son déplacement rue Leplanquais à Malakoff dans la banlieue sud de Paris par son fils Eugène qui resta fidèle à la technique de la fonte au sable, fonte et ciselure avec son équipe d'ouvriers d'élite. Il aménage là un bâtiment destiné à la conservation des œuvres.

Mais c'est Eugène Rudier qui développe la fonderie. Il en prend la direction avec sa mère à la mort de son père en 1897. Présenté à Rodin en 1899, et en habile homme d'affaires, il finit par gagner la confiance du sculpteur. Dès 1902, Eugène Rudier reprend à son oncle François Rudier la clientèle d'Auguste Rodin, dont la notoriété est déjà internationale. Néanmoins, le sculpteur lui retire souvent l'exécution des patines, que Rodin préférait confier à Jean Limet. Ce dernier sera embauché par Rudier à la mort de Rodin. Jean Limet travaillera pour Rudier jusqu'à sa mort en 1941, surveillant et patinant tout spécialement les fontes posthumes d'Auguste Rodin. Eugène Rudier continue par ailleurs à travailler pour des orfèvres tels que Chaumet, Aucoc, Boucheron, etc. Puis, vers 1905, Eugène Rudier est chargé de la fonte des œuvres d'Aristide Maillol.

Pendant la Grande Guerre, il est envoyé en 1914 à Gaillac, puis tenu sur réquisition de fabriquer des obus, dans différentes usines d'armement. Il revient néanmoins assez souvent à Paris pour surveiller son usine qu'il fait tourner avec une équipe ayant passé l'âge d'être mobilisée. Il garde la clientèle de Rodin jusqu'à sa mort en 1917, car les autres fonderies sont pénalisées par le manque de métaux. Il fera valoir ceci pour obtenir l'exclusivité des fontes du maître par le musée Rodin jusqu'à sa mort en 1952.

En 1918, Eugène Rudier s'installe au Vésinet. Il dispose dans le parc de sa résidence les plus célèbres statues sorties de sa fonderie : Saint-Jean-Baptiste et L'Ombre de Rodin, Beethoven et Héraklès archer d'Antoine Bourdelle, une Vénus de Maillol, ainsi que leFaune de Paul Dardé, plomb de cinq mètres de haut.

En 1934, les ateliers déménagent de Paris à Malakoff. Puis les ateliers de la rue de Saintonge dans le quartier du Marais seront abandonnés vers 1935-1936. Dans un bâtiment proche de la fonderie, Eugène Rudier y installe sa collection privée de sculptures, de dessins et de tableaux. Durant l'entre-deux-guerres, la fonderie emploie une quarantaine d'ouvriers.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Rudier fondra, à la demande d'Arno Breker, le sculpteur du Troisième Reich, une Porte de l'Enfer de Rodin.

Eugène Rudier meurt le 18 juin 1952 à Malakoff. Il est inhumé au cimetière du Vésinet. Une sculpture de Rodin, La Grande Ombre, décore sa tombe. Après son décès et selon ses instructions, sa veuve brûla les archives et brisa les moules de la fonderie, afin d'empêcher quiconque de lui succéder.

l'ombre de Rodin au Vesinet

Quelques artistes dont les œuvres ont été fondues par Rudier :

Eugène Rudier établit avec ses clients sculpteurs des relations basées essentiellement sur la confiance mutuelle, voire l'amitié. Parmi artistes les plus notables on peut citer :

  • Antoine Bourdelle (Beethoven, Héraklès archer)
  • Arno Breker
  • Paul Dardé (Faune)
  • Charles Despiau (Apollon)
  • René Iché (Contrefleur, Jeune Captive)
  • Aristide Maillol (Vénus)
  • Gustave Miklos
  • Auguste Rodin (Le Penseur, Saint-Jean-Baptiste, Ombre)
  • Pierre Traverse

Ailleurs sur le web :

Mots-clés: Culture, Art et littérature, Histoire

Commentaires   

0 #1 LEBON ELisabeth 05-08-2016 17:33
Bonjour, je suis spécialiste de l'histoire des fonderies d'art (Rudier entre autres): www.fonderiesdart.com
http://inha.revues.org/3243. l'auteur de cette généalogie peut-il me contacter? merci d'avance!
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